Espaces

Exposition réalisée en collaboration
avec la Galerie La Forest Divonne
 (Paris - Bruxelles)

La proximité et le lointain
Le regard et ses limites, et l’invisible réalité
Les secrets de la forme
Mouvements et désirs qui la traversent
Ces questions sont dans l'air
Heureusement nous pouvons respirer
                                                     
       A.H.

 
Alexandre Hollan est né à Budapest en 1933. Il vit en France depuis 1956 et a suivi à Paris l’enseignement des écoles des Beaux-Arts et des Arts décoratifs. Il partage son temps entre les garrigues du Languedoc et ses ateliers de Paris et d’Ivry.

Il interroge le mystère du regard et de la couleur à travers deux grands thèmes : les arbres et les « vies silencieuses ». Dans cette recherche, ses notes sur la peinture accompagnent son travail sur le motif : Je suis ce que je vois. Notes sur la peinture et le dessin, 1975-2015ditions Erès, 2015).
Yves Bonnefoy lui a consacré plusieurs textes : L’Arbre au-delà des images (éditions William Blake & Co) et une monographie La Journée d’Alexandre Hollan (éditions Le temps qu’il fait).

Le dialogue du peintre avec des poètes tels Jacques Ancet, Philippe Jaccottet, Claude Louis-Combet, Jean-François Manier, Luis Mizòn, Salah Stétié, Pierre-Alain Tâche, Louise Warren, Jong N. Woo... a donné lieu à plus de quarante publications de livres d’art et livres d’artistes.

Quand la vie recommence à circuler de plus en plus naturellement, dans ses vagues, un « désir d'être » se précise. Je le sens, il apparaît dans les dessins d'arbre, comme un besoin de forme, de masse.

Je sens l'arrivée de la profondeur, l'arrivée d'une vie qui cherchant à trouver sa forme se ralentit, s'arrête presque et touche une zone obscure.

Dans la respiration, derrière le mouvement naturel, quelque chose se prolonge, expire plus lentement. On dirait qu'un espace intérieur se creuse. C'est là que la forme peut s'affirmer, peut rencontrer son volume et sa place en moi. Le dessin grandit dans ce lieu, qui est le papier habité par l'énergie.

Les arbres se dessinent, envahissent lentement le papier, mais ils ne se voient pas. Ils restent préoccupés par leurs feuilles.
Les prendre dans mes bras. Sans les serrer. Leur donner une place confortable. Grande et vaste en moi-même.

A.H., notes d’atelier

Pour en savoir plus : Alexandre Hollan

 

 

 

Carton Hollan5

 


Arbre Hollan 1    

   

   
Arbre Hollan 3  

 

 

Arbre Hollan 4

Fusain sur papier
    Vie silencieuse 56 x 76  2020     Vie silencieuse 56 x 76  2020