Marie-Noëlle Gonthier du 29 mars au 31 juillet 2019.
Matins du monde

Vernissage le dimanche 14 avril 2019, à 17 h.

Marie-Noëlle Gonthier vit et travaille dans la Drôme. Elle se forme à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon où elle apprend d’abord la gravure, puis se consacre ensuite au collage. De 1996 à 1998, elle est en résidence à la Casa Velazquez, à Madrid.
Aujourd’hui le collage laisse place à des « matières  picturales » de jus colorés et de pastel. Avec la série des Livres d’Heures, des figures naissent des fonds aux couleurs raffinées évoquant les fresques de Giotto. Un peu plus tard, des lignes d’horizon apparaîssent, partageant l’espace entre collines ou étendues d’eau et le ciel immense ; ce sont les paysages des Terres d’ombre et Matinaux.
La technique du frottage inaugurée avec les Mandalas (empreintes de souches d’arbre sur fond d’or) se développe alors en étroite relation avec le travail pictural qui utilise pigments et pastels gras, comme dans les grands formats des Elégies (frottages d’arbre debout avec prédelle), l’ensemble Liber (relevés d’écorce sur lavis) et les papiers chinois Poleïn (empreintes de souches en décomposition). Les arbres ne sont pas les seules “figures tutélaires” qui aimantent ce travail, la série Lapîaz s’attache au monde lapidaire et frotte des dalles de pierre.
(d’après Dominique Thibaud pour la Galerie Mirabilia)

« 0ros », « 0rama », « Elégies », “Matinaux”, « Sèves » (…) autant de séries, autant de pistes tracées entre terre et ciel, proche et lointain, ombre et lumière, visible et invisible, pour tenter de rendre compte de l’épaisseur du monde et l’énigme de l’être. Mon travail s’articule entre peinture, collage et frottage.Mes séries les plus récentes sont plus « figurales » qu’autrefois ; elles évoquent parfois, par leur propos ou leur facture, le Quattrocento et la Renaissance. J’y interroge le mystère de l’ « être au monde », puisque, selon Henri Maldiney, la même difficulté d’être lie l’art à l’existant, et que le propre de l’oeuvre est d’éclairer à soi. Recherche sur l’ouverture de l’espace et la génèse de la lumière, mue par un désir profond, une nostalgie de la source dont parlent, chacun à leur façon, aussi bien Kandinsky que la mystique soufie ou encore les peintres chinois avec ce qu’ils nomment le « i ».
(Marie-Noëlle Gonthier, Notes)

Parmi les dernières expositions personnelles :

2018 : Mirmande, Galerie Louisa Rampon - 2017 : Lagorce, Galerie Mirabilia
2016 : Pont Saint-Esprit, Le Chant de la Terre. Savasse, ouverture d’atelier.

Édition livres d’artistes :
2017 : Série des « Cantates » et des « Herbiers » - « Erres »

L‘ensemble de son travail est visible sur son site site web : www.marienoellegonthier.wordpress.com

 

 

      

 

 

 

   

 

 

 

 

Élégies
    Matinaux
     Marie-Noëlle Gonthier